• La photographie en haute sensibilité (2 ème partie)

     

                             Etudions maintenant l'utilisation de l'objectif à grande ouverture pour compenser le manque de lumière.Malgré son poids généralement important,ce type d'objectif est d'un précieux secours sur le terrain.Outre le gain d'une à deux vitesses par rapport à un objectif d'ouverture plus conventionnelle, il permet de détacher nettement le sujet du reste de l'image, grâce à la faible profondeur de champ qu'il procure à son ouverture nominale.

                             Les possibilités créatives autorisées par un tel objectif sont donc particulièrement intéressantes, notamment en matière de portrait ou de photographie sportive ou animalière.

                             Dans le même ordre d'idée, une telle optique facilite la tâche du système autofocus de l'appareil et, a fortiori, celle du photographe, quand il travaille en mise au point manuelle.En effet, dans le viseur, un objectif  donne une image de visée plus claire s'il ouvre à f/2 plutôt qu'à f/4 ou f/5.6 (cas de nombreux zooms transstandards utilisés à leur plus longue focale).

                            En revanche, utilisé à son ouverture nominale, un tel objectif exige une mise au point rigoureuse, pas toujours aisée quand la lumière vient à manquer.

                            En leur défaveur, les objectifs très lumineux affichent des tarifs très élevés.Ils ne sont donc pas à la portée de toutes les bourses, excepté l'incontournable 50mm f/1.7 ou f/1.8, inscrit au catalogue de toutes les grandes marques et souvent aux alentours de 150 euros.A ce prix, il serait dommage de s'en priver, d'autant plus que, monté sur un reflex numérique à capteur APS-C (EOS 400D,par exemple), le 50mm cadre comme un 75mm, ce qui est très intéressant en portrait.

                            Toutefois, quand vous n'avez pas à votre disposition une optique à grande ouverture, la solution en basse lumière consiste à augmenter la sensibilité ISO.

     

     

     

     

                           * LA COMPOSITION AVEC LE BRUIT ET LE GRAIN : 

     

     

                            Loin de toute polémique entre l'argentique et le numérique, ces deux technologies ne s'opposent pas, elles se complètent .Il est indéniable qu'en matière de sensibilité ISO, le film est battu par le capteur.

                           Les performances en matière de bruit offertes par les reflex numériques de dernière génération (Canon EOS-1D Mark III, Nikon D 3 et, dans une moindre mesure, le Canon EOS 450 D, Nikon D300 et PENTAX K20 D) sont en effet superlatives.Ainsi, des sensibilités extrêmes (de l'ordre de 6400 ISO) sont désormais pleinement exploitables.Non seulement, le bruit se montre très discrèt, mais il est nettement plus régulier que celui procuré par des refex de la génération précédente.Un constat intéressant, car si la granulation argentique présente un charme certain, à l'inverse, le bruit numérique ne brille par ses qualités esthétiques.

                           Dans tous les cas, quand vous ne pouvez éviter la présence de bruit ou de grain, efforcez-vous de l'intégrer à vos photos, en utilisant pour restituer ou suggérer une ambiance feutrée, intimiste ou, au contraire, inquiétante.Il n'y pas de règle, tout dépend du sujet photographié et de vos goûts en matière de rendu d'images.Désormais, pratiquement tous les reflex numériques modernes d'entrée de gamme délivrent des résultats parfaitement exploitables à 800 voire à 1600 ISO.      Attention toutefois à ne pas trop lisser l'image par un traitement anti-bruit trop prononcé.

     

     

     

     

                               * L'UTILISATION DES FILMS :

     

     

                              En argentique, le choix parmi les films de sensibilité élevées est assez large.En noir et blanc, optez pour un film traditionnel (Ilford HP5 Plus, Kodak Tri-X-400, Fomapan 400 ou Rollei R3) ou pour une émulsion à granulation tabulaire (Fujifilm Néopan 400 et 1600, Ilford Delta 400 et 3200, Kodak T-Max 400 et 3200).

                              Les films traditionnels présentent l'avantage d'être très tolérants en matière de traitement, mais leur granulation est nettement plus marquée que celle des émulsions modernes.Loin de constituer un défaut rédhibitoire, cette caractéristique est recherchée par de nombreux photographes qui aiment ce "beau grain".A ce titre, la palme d'or revient à la célèbre Kodak Tri-X qui, bien traitée et exposée, délivre un grain très esthétique et tout simplement inimitable.

                              Du côté de la couleur,et en inversible (diapositives), tous les films actuellement disponibles en haute sensibilité sont compatibles avec  le traitement standard E-6.Deux références incontournables Fujichrome Provia 400X et Kodak Ektachrome 400X.Citons également le Kodak Ektachrome P 1600, mais son grain très marqué et son rendu chromatique très axé sur les tonalités brunes et rouges le réservent à une recherche particulière ou à la restitution d'ambiances intimistes.

                              En négatif couleur, les films de dernière génération donnent d'excellents résultats : Fujicolor Supéria X-TRA (400; 800 et 1600 ISO) ou Kodak Ultra Color 400.

     

     

     

     

                                 *  LA MAITRISE DES ECLAIRAGES DIFFICILES :  

     

     

                                Rares sont les situations de prise de vue en basse lumière qui offrent un faible contraste d'éclairage.En conséquence, le fort contraste d'éclairage dépasse allègrement la dynamique enregistable par le support photographique (film ou capteur).Résultat, une partie des densités de l'image doit être sacrifiée.Dans une telle situation, débrayez la mesure multizone de votre appareil et passez en mesure spot.Visez le sujet, mémorisez l'exposition et ajustez votre cadrage puis déclenchez.Avec l'habitude, ces petits reflex deviendront systématiques.En cas de doute, faites plusieurs essais,en modifiant l'exposition (bracketing).

                              Dans tous les cas, en numérique, évitez impérativement de brûler les hautes lumières,car il est ensuite impossible de recréer de la matière dans les blancs.Aussi merveilleux que peuvent être les outils de correction des hautes lumières (D-Lighting et autres), ils ne sont pas magiques.N'oubliez pas que les hautes lumières attirent l'oeil.

     

     

     

     


  • Commentaires

    1
    david
    Samedi 11 Juillet 2009 à 12:02
    bonjour mon ami

    merci pour tes gentils commentaires... pourquoi la cr?ion que je t'ai offerte n'est pas anim? tu l'as recu comme ca ou c'est toi qui l'a mise non anim??

    je suis tr?toucher par ta proposition... merci bcp

    voici ma banni?
    http://i39.tinypic.com/23mv6vr.jpg

    ouf j'ai retrouver la cr?ion que je t'avais offerte
    si tu la veux anim?oici le lien
    http://i28.tinypic.com/w0rm6e.jpg

    passe un excellent weekend et bien le bonjour ?habine
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